Port du calot à l'hôpital : vos repères
Ce que disent les règles d'hygiène, ce qu'a jugé le tribunal dans l'affaire de Majdouline, et les bons réflexes si vous êtes mis·e en cause pour le port du calot.
Pour qui : Soignant·es et étudiant·es en santé
Cette fiche donne des repères généraux. Elle ne remplace pas un conseil juridique adapté à votre situation : en cas de doute, contactez le collectif avant d’agir.
Ce que disent les règles d’hygiène
À l’AP-HP, ni le règlement intérieur ni les recommandations du CLIN (Comité de lutte contre les infections nosocomiales) n’interdisent le calot. Ils demandent que :
- les cheveux soient attachés ;
- une charlotte soit portée là où elle est exigée.
Les règles peuvent différer d’un établissement à l’autre : demandez à consulter le règlement intérieur et les protocoles d’hygiène qui s’appliquent dans votre service.
Ce qu’a jugé le tribunal
Dans l’affaire de Majdouline, le tribunal administratif de Paris a annulé le 27 octobre 2026 la sanction de 8 mois d’exclusion prononcée par l’AP-HP. L’établissement n’avait apporté aucune preuve d’un surrisque infectieux lié au calot. Lire le détail de l’affaire.
Cette décision porte sur un cas précis : elle ne vaut pas règle générale, mais elle montre que l’argument de l’hygiène doit être prouvé.
Les situations qui ne sont pas anodines
Remarques répétées, pressions pour retirer le calot, convocations, menaces de sanction, évaluation de stage pénalisée : ces situations peuvent constituer des discriminations. Ne les banalisez pas.
Les bons réflexes
- Ne restez pas seul·e. Parlez-en au collectif, à un·e représentant·e syndical·e ou à une personne de confiance.
- Gardez des traces. Notez les dates, les propos tenus, les personnes présentes ; conservez les e-mails, convocations et courriers.
- Témoignez. Chaque témoignage aide à documenter ces pratiques. Accéder au formulaire anonyme.